De grands noms, des réponses discrètes et beaucoup de rumeurs. Voilà qui résume les discussions autour de Jonathan Wheatley, actuel directeur de l'écurie Audi, qui pourrait être dans le champ de vision de Lawrence Stroll pour remplacer Adrian Newey chez Aston Martin. Aucune annonce officielle n'a été faite, mais les rumeurs vont bon train dans le paddock.

Ce que disent les gros titres

Des articles suggéraient que Wheatley pourrait quitter Audi pour Aston Martin afin de succéder à Newey, qui dirige l'écurie de Silverstone depuis novembre dernier. L'information s'est rapidement répandue, mais aucune des deux équipes n'a fait de déclaration officielle confirmant un accord.

Réactions officielles et silence radio

  • Aston Martin a qualifié les rumeurs de spéculations médiatiques et a réaffirmé qu'Adrian Newey resterait directeur de l'écurie et partenaire technique.
  • Audi a déclaré suivre de près l'actualité et n'avoir rien d'officiel à annoncer. La marque a refusé de commenter les spéculations.
  • Des journalistes ont tenté de contacter Wheatley, devenu directeur de l'écurie Audi en avril dernier, mais il n'a pas répondu aux demandes de commentaires.

Appel de Stroll

Selon plusieurs sources du secteur, Lawrence Stroll, dont l'écurie a connu un début de saison difficile, a approché Wheatley avec une offre. Des personnes proches des négociations pensent que Wheatley pourrait être ouvert à un transfert, mais aucun contrat n'a été signé.

Politique, pouvoir et congé forcé

Si un changement a lieu, il ne sera pas rapide. Un congé forcé obligatoire signifie que Wheatley ne pourrait probablement pas rejoindre Aston Martin avant mi-2027, voire fin 2027 au plus tôt. Cela soulève une question évidente : pourquoi quitter un projet Audi en pleine croissance pour une écurie où son poste pourrait être limité ?

Chez Audi, Wheatley est rattaché à Mattia Binotto, PDG et directeur du projet F1. Chez Aston Martin, Lawrence Stroll est à la tête de la hiérarchie. Adrian Newey détient également des parts dans l'entreprise et demeure un membre important de l'équipe technique. Cela signifie que Wheatley n'aurait pas un contrôle absolu sur aucune des deux marques. Compte tenu de l'écart de performance actuel entre les deux équipes, certains observateurs considèrent qu'un passage chez Aston Martin pourrait constituer un recul pour le moment. D'autres sources évoquent un motif personnel : Wheatley souhaiterait peut-être retourner au Royaume-Uni.

Autres noms évoqués

Aston Martin aurait discuté avec plusieurs candidats de renom ces derniers mois, à la recherche de solutions à son mauvais début de saison :

  • Christian Horner, ancien directeur de l'écurie Red Bull.
  • Andreas Seidl, ancien directeur de McLaren et ancien responsable de la préparation d'Audi en F1.
  • Giampiero Lambiase, responsable de l'ingénierie de course chez Red Bull, qui aurait été approché mais aurait choisi de rester chez Red Bull.

Selon certaines sources, des négociations et des consultations ont eu lieu avec certaines de ces personnes, mais aucun accord n'a été conclu.

Pourquoi c'est important

Cet épisode met en lumière deux points : les écuries réagissent rapidement en cas de mauvais résultats, et le recrutement en Formule 1 est complexe. Contrats, congés de préavis, structures de propriété et hiérarchies d'équipe : autant de facteurs qui ralentissent des opérations qui paraissent simples à première vue.

Pour l'instant, Aston Martin maintient que Newey reste à la tête de l'entreprise et que Wheatley demeure chez Audi. Attendez-vous à d'autres fuites, démentis et déclarations prudentes avant que quoi que ce soit ne soit définitif.