Une belle bagarre... qui coûte cher
Au Grand Prix de Shanghai, Charles Leclerc et son coéquipier ont offert un duel digne des meilleures scènes de dépassement. Ils se sont doublés à plusieurs reprises, au point que Lewis Hamilton a résumé la séquence en disant que cela « ressemblait à du karting ». Spectacle garanti, mais résultat mitigé pour Ferrari.
Villeneuve n'est pas ravi
Jacques Villeneuve a défendu l'idée qu'un pilote ne peut pas toujours jouer son propre rôle sans conséquences. Selon lui, Leclerc a « joué le jeu Leclerc », surprenant Hamilton mais en fin de compte nuisant à l'équipe.
Villeneuve a expliqué que la lutte interne a usé les pneus des deux Ferrari, ouvrant la porte à Mercedes pour s'immiscer. Résultat : Kimi Antonelli a remporté la course et George Russell a profité pour s'emparer de la deuxième place, Hamilton terminant troisième.
« Ils veulent être le numéro un »
Le champion 1997 a rappelé que les deux pilotes de Maranello veulent chacun être « l'homme » de l'équipe. Ce désir peut mener à des batailles propres et intenses, mais aussi à une perte de temps au tour et à une stratégie qui s'effrite.
- Classement pilotes après Shanghai : George Russell 51 points, Kimi Antonelli 47, Charles Leclerc 37, Lewis Hamilton 36.
- Conséquence : Mercedes montre qu'elle n'est pas loin et profite des erreurs ou des combats internes adverses.
Réactions sur la piste
George Russell a admis qu'il s'attendait presque à une collision entre les Ferrari. Il a trouvé la bagarre exceptionnellement agressive et a confié qu'en regardant Kimi prendre de l'avance, il était un peu agacé.
De son côté, Hamilton a salué le respect mutuel entre pilotes en déclarant qu'il n'y a pas eu d'échange de carrosserie, attribuant cela à la qualité des pilotes.
La position de l'équipe
Le directeur de Ferrari, Frederic Vasseur, a mis de l'eau dans son vin. Il a dit respecter les deux pilotes et préfère les laisser se battre tant que cela se passe comme à Shanghai, où l'intensité s'accompagnait d'un certain fair-play. Il a ajouté qu'il ne voulait pas figer les positions à tout prix.
Un rappel utile
Villeneuve a évoqué deux exemples récents pour rappeler le danger : la rivalité Hamilton-Rosberg, qui a marqué Mercedes par le passé, et les difficultés occasionnelles de McLaren à gérer deux pilotes aussi proches que Lando Norris et Oscar Piastri. Le message est clair pour Ferrari : laisser deux talents s'affronter a un coût, surtout quand Mercedes reste à l'affût.
Verdict : le spectacle est bon pour les téléspectateurs, mais pour l'équipe, mieux vaut que la concurrence interne n'efface pas la stratégie collective.