Tehran prévient qu'une nouvelle attaque sur ses infrastructures énergétiques entraînera une réponse « zéro retenue ». Pendant ce temps, les dirigeants israéliens et américains discutent de la suite des opérations, et les marchés énergétiques mondiaux tanguent.
En Iran
- Riposte et menaces : Après une frappe israélienne sur le gisement de South Pars, Téhéran a visé des installations à Haïfa en Israël et à Ras Laffan au Qatar. Les autorités iraniennes disent avoir utilisé jusqu'ici seulement une fraction de leurs capacités et promettent « zéro retenue » si d'autres sites énergétiques sont attaqués.
- Vague de missiles et drones : Le Corps des Gardiens de la Révolution a annoncé de nouvelles attaques par missiles et drones contre des bases américaines et contre le centre et le sud d'Israël, y compris Tel Aviv, Haïfa et Jérusalem.
- Bilan humain en Iran : Le Croissant-Rouge iranien indique plus de 18 000 civils blessés et 204 enfants tués depuis le début des combats le 28 février. Le nombre total de morts en Iran dépasse 1 400.
- Question sur Ramstein : Téhéran a demandé des éclaircissements à l'Allemagne sur le rôle de la base aérienne de Ramstein, importante plaque tournante logistique pour les opérations américaines au Moyen-Orient.
- Initiative française : Le président français a annoncé qu'il consulterait les membres du Conseil de sécurité des Nations unies pour établir un cadre visant à sécuriser la navigation dans le détroit d'Hormuz, passage crucial pour les flux pétroliers et gaziers mondiaux.
Dans le Golfe
- Attaques sur les défenses aériennes : Les Émirats arabes unis et le Koweït ont déclaré que leurs systèmes de défense répondaient à des attaques par missiles. L'Arabie saoudite a annoncé l'interception et la destruction de 10 drones dans l'est du pays et d'un autre au nord.
- Arrestations aux Émirats : Les autorités ont arrêté au moins cinq personnes liées à un réseau qualifié de terroriste et accusé d'utiliser des façades commerciales pour s'infiltrer dans l'économie.
- Ras Laffan au Qatar : Une attaque iranienne sur l'importante usine de GNL de Ras Laffan a réduit environ 17 % de la capacité de production, d'après la direction de QatarEnergy, avec des dommages qui pourraient peser jusqu'à cinq ans sur la production. Le Qatar fournit environ 20 % du GNL mondial. Des mesures de force majeure sont probables sur certains contrats vers la Belgique, l'Italie, la Corée du Sud et la Chine.
- Interceptions à Bahreïn : Les forces bahreïnies rapportent avoir abattu cinq missiles récemment, portant le total à 139 missiles et 238 drones interceptés depuis le début du conflit.
Aux États-Unis
- Commentaires controversés : Lors d'une rencontre avec la première ministre japonaise en visite, le président américain a évoqué l'attaque de 1941 sur Pearl Harbor pour défendre l'option de surprise dans les opérations contre l'Iran, remarque qui a provoqué des réactions et des critiques diplomatiques.
- Objectifs inchangés : Le secrétaire à la Défense a réaffirmé que les objectifs américains restent les mêmes depuis le 28 février : viser les systèmes de missiles iraniens, l'industrie militaire, la marine et empêcher la voie vers une arme nucléaire. Aucun calendrier de fin de conflit n'a été fixé.
- Pas de troupes au sol annoncées : Le président a déclaré qu'il n'envoyait pas de troupes terrestres américaines en Iran, tout en notant qu'il ne divulguerait pas une telle décision s'il en prenait une. Son positionnement sur la question a varié publiquement par le passé.
- Incident d'un F-35 : Un chasseur F-35 américain a effectué un atterrissage d'urgence dans la région après une mission de combat au-dessus de l'Iran. Le pilote est sain et sauf. Les autorités américaines enquêtent sur des signes possibles d'un impact par du feu iranien, ce qui, si confirmé, serait une première depuis le début du conflit.
En Israël
- Explosions près de Jérusalem : L'armée israélienne a signalé plusieurs salves de missiles autour de la capitale et des frappes enregistrées durant la nuit.
- Message de Netanyahu : Le Premier ministre a déclaré qu'il voyait la guerre se terminer plus vite que prévu et a affirmé que l'Iran était en train d'être « décimé ». Il a également nié que Tel Aviv ait entraîné Washington dans le conflit.
- Composante terrestre évoquée : Netanyahu a laissé entendre qu'une phase terrestre pourrait être nécessaire pour atteindre certains objectifs, reconnaissant que certaines opérations ne se gagneraient pas uniquement depuis le ciel.
- Objectifs israéliens : Démanteler le programme nucléaire iranien, réduire les capacités balistiques et façonner les conditions pour un avenir sans le régime actuel ont été rappelés comme priorités.
Au Liban
- Crise humanitaire grave : Depuis l'escalade des attaques en début mars, le Liban compte plus de 1 000 morts et au moins 2 584 blessés. Les déplacements massifs ont contraint plus d'un million de personnes à fuir leurs domiciles.
- Combats soutenus : Les affrontements se poursuivent dans le sud du pays, avec une intensification de la présence terrestre israélienne. Le groupe Hezbollah revendique plusieurs frappes contre des positions israéliennes.
- Appels à la trêve : Le président libanais a renouvelé ses demandes de cessez-le-feu et d'ouverture de négociations pour mettre fin aux hostilités.
Pétrole, gaz et économie
- Impact économique majeur : La frappe sur Ras Laffan entraîne une perte estimée d'environ 17 % de capacité en GNL, ce qui représente des manques à gagner annuels très importants pour le Qatar et des répercussions sur l'offre mondiale.
- Prix en hausse : Les inquiétudes sur l'approvisionnement ont fait bondir les prix du pétrole et du gaz. Des augmentations de prix du carburant sont déjà observées en Europe et au Royaume-Uni, et des pays en développement ressentent aussi l'effet, comme le Zimbabwe où le prix à la pompe a encore augmenté.
- Appels internationaux : Face à la menace pour les infrastructures énergétiques, des voix européennes demandent un moratoire sur les attaques visant les sites d'énergie et d'eau.
- Mesures américaines possibles : Le Trésor américain a indiqué qu'il pourrait lever certaines sanctions sur le pétrole iranien déjà en route afin d'atténuer la hausse des prix, et que des libérations supplémentaires des réserves stratégiques pétrolières sont envisageables.
La situation reste volatile. Les prochains jours seront déterminants pour l'évolution militaire et économique de la région. Restez attentifs, et gardez une réserve d'informations fiables sous la main.