Le 12 mars 2026, José Antonio Kast a officiellement pris ses fonctions à la présidence du Chili. La cérémonie marque un tournant politique important dans le pays, avec un gouvernement qui s'annonce nettement plus conservateur que le précédent.
Priorités affichées
Le nouveau président a présenté des objectifs clairs et simples à retenir. Rien de très subtil, mais beaucoup d'affirmation de position.
- Sécurité : Kast promet un durcissement des politiques de lutte contre la criminalité. Attendez-vous à des mesures plus fermes côté police et justice.
- Immigration : le président veut contrôler plus strictement les flux migratoires. Le ton est résolument restrictif.
- Politique étrangère : changement d'orientation vers des liens plus étroits avec Israël et les États-Unis. Diplomatie plus alignée sur ces partenaires.
Ce que cela signifie en pratique
Concrètement, ce virage à droite peut entraîner des réformes législatives et des directives exécutives visant à renforcer l'ordre public et à resserrer les conditions d'entrée et de séjour pour les étrangers. Sur la scène internationale, le Chili devrait multiplier les initiatives et déclarations communes avec Washington et Tel Aviv.
Pour beaucoup, ce changement suscite de l'espoir si l'on cherche davantage d'ordre et de continuité avec certains alliés. Pour d'autres, il inquiète, notamment les observateurs des droits civiques et ceux qui craignent un recul sur les politiques sociales et les libertés publiques. Le pays entre donc dans une période où la polarisation politique va probablement être plus visible.
Reste à voir comment ces promesses se transformeront en lois et actions concrètes, et comment la société chilienne réagira aux ajustements. En attendant, Brasília et Santiago n'auront jamais été aussi occupés à jongler entre sécurité, migration et diplomatie.